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15 ans de Climatrix : « J’ai à nouveau les mains dans le cambouis »

21.09.2026

Il y a quinze ans, Kim Vaessen fondait Climatrix. Elle faisait à peu près tout elle-même, connaissait tous les projets et passait des nuits blanches si quoi que ce soit se passait mal. Aujourd’hui, l’entreprise peut compter sur une équipe solide, Fairtech se joint à elle et un tout nouveau point d’attache voit le jour. Beaucoup de choses ont donc changé. Et pourtant, Kim a l’impression de se retrouver à nouveau un peu comme au commencement, les mains dans le cambouis. « Seulement aujourd’hui, bien entendu, je sais déjà des choses que je ne savais pas à l’époque. »

Le plus beau moment

Si vous demandez à Kim quel a été le plus beau moment de ces quinze années de Climatrix, elle n’a pas à réfléchir bien longtemps. « Le moment où nous avons emménagé dans la Heulentakstraat. Lorsque nous avons vraiment commencé à voler de nos propres ailes. »

Et bientôt, Climatrix déménagera à nouveau. Au bord du Zuid-Willemsvaart, un nouveau bâtiment d’entreprise est en train de s’ériger. Il a demandé un investissement de 8 millions d’euros et il réunira Climatrix et Fairtech sous le même toit.

« Je pense que ça va être encore plus cool », déclare Kim en riant. Au fil du temps, le site actuel est devenu trop petit et Climatrix pourra bien plus aménager le nouveau bâtiment comme elle le souhaite.

Apprendre à lâcher prise

Les bâtiments ne sont pas le seul changement intervenu en quinze ans. Le travail de Kim est peut-être le point qui a le plus changé. « Lorsque vous commencez seule, vous êtes responsable de tout. »

Facturation, projets, nouveaux produits et recherche de fournisseurs… Dès le premier jour, Kim a mis les mains dans le cambouis. Mais si l’entreprise a évolué, l’équipe a fait de même. « Peu à peu, un organigramme voit le jour et vous devez placer les bonnes personnes au bon endroit. »

Cette évolution impliquait aussi d’apprendre à lâcher prise. Aujourd’hui, Kim ne connaît plus chaque détail de chaque projet. « Mais il n’y a pas moyen de faire autrement. »

Tout ne s’est pas toujours déroulé sans accroc. « Les clients l’ont ressenti par moments. Mais lorsque vous connaissez une croissance de ce type, ce n’est pas évident de faire regarder tout le monde dans la même direction en permanence. »

Kim elle-même a également appris à relativiser. « Avant, la moindre erreur me faisait passer des nuits blanches. Aujourd’hui, je me dis que nous ne sommes que des êtres humains et que nous faisons tous des erreurs. Le plus important, c’est de les résoudre vite et bien. »

Continuer à apprendre

Ce qui n’a pas changé malgré toutes ces années, c’est l’envie de Kim de continuer à apprendre. « Je trouve important de continuer à me remettre en question. »

Elle a aussi délibérément recherché d’autres entrepreneurs. Grâce à des groupes et réseaux entrepreneuriaux, comme UNIZO, VKW et Embuild, elle a rencontré des gens auprès desquels elle a pu tester ses idées et dont elle a pu apprendre beaucoup. Aujourd’hui, elle essaie elle-même de transmettre cette expérience.

Ses connaissances en marketing ont toujours joué un rôle également. « Je veux être différente des autres. Comment se démarquer ? Comment ajouter de la valeur à la vie quotidienne d’une personne ? »

Ce qui semble presque évident aujourd’hui était totalement révolutionnaire à l’époque. Climatrix a fait le choix de travailler directement pour l’installateur et ce faisant, de ne pas simplement lui fournir des produits mais de prendre en charge une part aussi importante que possible du travail.

La culture des « climats »

De quoi Kim est-elle particulièrement fière aujourd’hui ? De son équipe. Trouver les bons « climats » reste un défi. « Mais une fois que nous les avons trouvés, c’est formidable de voir à quel point ils se donnent pour l’entreprise. »

Pour Kim, cette implication ne vient pas toute seule. Les nouveaux collaborateurs sont réellement « intégrés à la famille », comme elle le dit elle-même. Ils bénéficient d’un solide parcours d’apprentissage, ils sont bien encadrés et l’ouverture d’esprit et un feed-back honnête sont mis à l’honneur. « Nous essayons d’évoluer avec les personnes dont nous disposons aujourd’hui. »

Le maintien de cette culture représente un défi important pour la prochaine phase de notre évolution. L’arrivée de Fairtech entraînera bientôt l’afflux de bien plus de personnes. « Si nous nous retrouvons demain avec deux fois plus de personnes, nous devrons essayer de préserver cette même culture. »

Vie de famille

En quinze ans, la famille de Kim a évolué avec l’entreprise. « Pendant les premières années, quand les enfants étaient encore petits, je les voyais très peu. Sans le soutien inconditionnel de mon mari, je n’aurais jamais pu réaliser mon rêve d’entrepreneuse. »

Kim a toujours été honnête vis-à-vis de ses deux enfants quant à ce qu’implique le fait d’entreprendre, avec les hauts et les bas qui en découlent. L’entreprise ne leur est donc pas inconnue, loin s’en faut : ils y ont déjà travaillé en tant qu’étudiants et ils participent aux réflexions lorsque des décisions importantes doivent être prises.

Aujourd’hui, ce sont de jeunes adultes qui tracent leur propre route. Celle-ci les mènera-t-elle à Climatrix ? Kim les laisse choisir librement : « On verra bien si la fièvre de l’entrepreneuriat est contagieuse », s’interroge-t-elle en riant.

 

Préserver l’aspect personnel

Même après quinze années et désormais plus de trente collaborateurs, Kim parle toujours de la « famille Climatrix ». En effet, quelle que soit la taille de l’entreprise, elle ne veut pas perdre de vue l’aspect personnel.

Kim reste volontairement impliquée et visible. Ainsi, la lettre d’information est toujours publiée à son nom et elle y partage non seulement des actualités concernant Climatrix, mais aussi des histoires personnelles et parfois des nouvelles de sa famille.

« Climatrix, c’est moi. Nous aimons les relations à long terme. Alors je trouve important de savoir avec qui je travaille. Et en cas de problème, je veux aussi être joignable. »

Une construction sous pression

Selon Kim, cette approche ne fera que gagner en importance sur un marché de la construction soumis à une énorme pression. Les installateurs ont du mal à trouver des professionnels et doivent gérer de plus en plus de tâches liées à l’administration et aux réglementations. Dans le même temps, les projets se raréfient et la concurrence s’intensifie.

« Pour nous, le défi est clair : continuer de nous démarquer sans perdre notre identité. »

Nous devons donc faire les bons choix. « Nous faisons tous face aux mêmes défis. Le prix, mais aussi le choix du système et des partenaires contribuent tous à faire la différence. »

C’est exactement ce sur quoi Climatrix continue de miser avec Comfort Companions : il ne s’agit pas seulement de livrer un système mais aussi de soutenir les installateurs tout au long du projet. « Nous menons le projet à bien ensemble. Un seul interlocuteur, nous prenons tout en main… Nous voulons continuer à nous spécialiser dans ce domaine. »

Un nouveau sport

Kim a de beaux projets pour l’avenir. L’arrivée de Fairtech ajoutera la ventilation au chauffage et à la climatisation. Les deux entreprises conservent leur propre nom et leur propre expertise, mais elles seront bientôt réunies sur le nouveau site.

Cette étape n’est pas un hasard. Le chauffage, la climatisation et la ventilation se rejoignent de plus en plus au sein d’un même projet de construction et avec le même installateur. Avec Fairtech, le groupe peut donc réunir plus d’expertise autour du climat intérieur et accompagner ses clients dans plus de domaines.

Pour Kim, cette étape stratégique a quelque chose de très personnel : apprendre à nouveau. « C’est le prochain défi. Nous allons pratiquer un nouveau sport : la ventilation », déclare-t-elle en riant. « C’est un processus totalement différent au sein de la construction. »

Ainsi, après quinze années au cours desquelles elle a transféré de plus en plus de responsabilités, elle se replonge au cœur de l’activité.

« Ainsi, j’ai remis mes mains dans le cambouis. Pas comme avant, bien entendu, car aujourd’hui je sais déjà des choses que je ne savais pas à l’époque. »